Le Turf et les écrivains

Les écrivains ont assez peu écrit sur les courses et sur les jeux de casino, mais voici quelques auteurs qui se sont penchés sur la question :

Charles Bukowski écrivain américain né en 1920 en Allemagne, et mort en Californie en 1994. est certainement le plus grand poète hippique, on trouve ses poèmes sur les courses dans plusieurs de ses recueils et les courses sont aussi présentes dans nombre de ses romans.

Il s’est intéressé aux courses pour y faire fortune, il a réfléchi à des méthodes pour gagner il les a d’ailleurs publiées en fascicules, qu’il vendait à la sortie des hippodromes. Ses récits hippiques, en prose et en vers s’inscrivent dans un réalisme poétique, juste, touchant, ce sont de vraies odes aux courses, sans complaisance cependant, sans indulgence, qui célebre la désespérance relative à tous ces rêves de fortune. Le cheval n’y a pas une place très importante, mais les hommes et les sentiments d’échecs et le fol espoir y sont toujours présent

Émile Zola dans son roman Nana (1880) décrit une course et son spéctacle ses  » éventails géants  » le  » coup de lumière  » des réflecteurs ;  » la débandade peinturlurée  » le  » gant de pourpre  » et sa  » une manchette jaune…  » …

Gustave Flaubert

dans l’Education Sentimentale, décrit également une scène hippique, ou l’on voit le  » gazon  » couvert du menu peuple. Les  » curieux  » sur les balcons de l’Ecole Militaire, la tribune du Roi qui se trouvait remplie  » d’une foule en toilette (…) et sa révérence pour un divertissement encore nouveau.  »

Il y a aussi bien sûr les dialogues de Michel Audiard entre autre dans le film Gentleman d’Epsom de 1962 en noir et blanc, réalisé par Gilles Grangier avec Jean Gabin. Le film a été récemment colorisé et reste la référence sur les courses surtout pour ses dialogues et les prestations des acteurs ; Louis de Funès, Paul Frankeur, Jean Lefèvre, Madeine Robinson. Les personnages sont incroyablement réalistes et l’intrigue très convaiquante

Il faut aussi rappeler cet ouvrage d’ Eugène Chapus de 1853 –  » Le turf, et Les courses de chevaux en France  »

Ou il évoque les paris, les jockeys, et un casino en ligne, et les implications morales.

Le Turf est aussi présent dans quelques chansons réalistes des années 30, mais il s’agit encore d’une vision nostalgique des courses, mais qu’en est-il de la représentation du monde hippique dans l’art contemporain?